01 Jun, 2020
vendredi, 15 juillet 2005 15:38

Un proche collaborateur du GARR exécuté

Jacques Roche, un proche collaborateur du GARR, a été exécuté le 14 juillet 2005 par ses ravisseurs après avoir été enlevé le dimanche 10 juillet 2005 à Nazon, un quartier de la capitale d’Haïti.Malgré le paiement d’une rançon, Jacques Roche a été maltraité, torturé et exécuté par la suite. On a retrouvé son corps meurtri dans le quartier de Delmas 4, zone métropolitaine de Port-au-Prince contrôlée par des groupes armés proches du régime déchu "Lavalas", à l’aube du jeudi 14 juillet 2005.Jacques était un travailleur social, un journaliste, un poète qui militait en faveur d’une transformation sociale en Haïti. Il avait collaboré avec le GARR sur la situation des déplacés-es internes pendant la crise politique de février 2004 ainsi que sur la problématique de l’installation d’une zone franche à Ouanaminthe, zone frontalière entre Haïti et la République Dominicaine. Il a écrit de nombreux textes pour essayer de sensibiliser la population haïtienne sur plusieurs sujets d’intérêt public entre autres " Le vent de Maribahoux", un poème décrivant la destruction d’une terre fertile pour l’installation de la zone franche à la frontière ; " L’enfant de la Canne" , un poème sur les enfants haïtiens dans les bateys de la République Dominicaine.C’est avec beaucoup de regrets, d’indignation et de consternation que nous avions appris la mort tragique de Jacques. Avec vous nous partageons ce poème qu’il avait écrit.{{L’enfant de la canne}}Je suis un enfant de la canneUn enfant de l’enferJe n’appartiens à aucune terreMes mains murmurent dans le vacarme. Je suis un enfant de la canneUn enfant de la frontièreJe n’appartiens à aucun paysMes mains hurlent dans le silence. Je suis un enfant de la canneUn enfant de la honteJe n’appartiens à aucun peupleMes mains dénoncent dans le chaos. Je suis un enfant de la canneUn enfant du désespoirJe n’appartiens à aucune nationMes mains espèrent dans l’oubli. Je suis un enfant de la canneUn enfant de la révolteJe n’appartiens à aucune raceMes mains pleurent dans l’histoire. Je n’ai de cour que le champsJe n’ai de récréation que le champsJe n’ai d’horizon que le champsMes mains cherchent une patrieMes mains quêtent une enfanceMes mains quémandent une urgenceEt mon regard erre sur l’île…{Jacques Roche} El niño de la cana Soy un niño de la canaUn niño del infiernoNo tengo tierraMis manos susurran en el fragor Soy un niño de la canaUn niño de la fronteraNo tengo paísMis manos aúllan en el silencio.Soy un niño de la canaUn niño de la vergüenzaNo tengo puebloMis manos denuncian en el caos. Soy un niño de la canaUn niño sin esperanzaNo tengo naciónMis manos esperan en el olvido. Soy un niño de la canaUn niño rebeldeNo tengo razaMis manos lloran en la historia. No tengo más patio que el campoNo tengo más recreación que el campoNo tengo más horizonte que el campoMis manos buscan una patriaMis manos buscan una enfanciaMis manos mendigan una urgenciaY mi vistazo anda sobre la isla.Child of the cane I am a child of the cane,A child of hellI belong to no land, My hands murmur in the racket. I am a child of the cane,A border childI belong to no country,My hands howl in silence. I am a child of the cane,A child of shameI belong to no people,My hands denounce in the chaos. I am a child of the caneA child of hopelessnessI belong to no nation,My hands hope in oblivion. I am a child of the cane,A child of the revoltI belong to no race,My hands cry in history. I have no playground but the canefieldI have no recreation but the fieldI have no horizon but the fieldMy hands seek a homelandMy hands go in search of a childhoodMy hands seek urgent supportAnd my sight wanders over the Island.
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Dernière modification le samedi, 01 janvier 2000 00:00

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